Manananggal

Manananggal
FP 7

Source : Bestiaire 3 p.187
PX 3 200
Mort-vivant de taille M, CM
Init +3 ; Sens vision dans le noir 18 m (12 c) ; Perception +16
Défense
CA 20, contact 14, pris au dépourvu 16 (Dex +3, esquive +1, naturelle +6)
pv 85 (10d8+40)
Réf +8, Vig +7, Vol +10
Faiblesses sensibilité à la lumière, vulnérabilité aux lames légères
Attaque
VD 9 m (6 c), Vol 30 m (25c)(bonne)
Corps à corps morsure, +11 (1d8+4), 2 griffes, +12 (1d8+4 plus étreinte)
Attaques spéciales absorption de sang (1d2 Constitution)
Pouvoirs magiques (NLS 9 ; concentration +13)
À volonté — fatigue (DD 14), lumières dansantes, saignement (DD 14)
3/jour — frayeur (DD 18), sommeil profond (DD 17), ténèbres
Caractéristiques
For 19, Dex 17, Con -, Int 12, Sag 16, Cha 19
BBA +7, BMO +11 (lutte), DMD 25
Compétences Art de la magie +6, Bluff +18, Connaissances (religion) +11, Déguisement +21, Perception +16, Psychologie +11, Vol +16
Langues abyssal, commun
Écologie
Environnement terre ferme
Organisation sociale solitaire ou meute (2-6)
Trésor standard
Pouvoirs spéciaux
Détachement (Sur).Pendant le jour, la manananggal ressemble à une femme humaine vivante. Il est impossible de la détecter de jour comme une une morte-vivante pendant cette période mais c’en est bien une. La nuit venue, la partie supérieure de son buste se déchire (il s’agit d’une action complexe survenant au coucher du soleil) pour se séparer de sa partie inférieure. Cette dernière est sans défense mais la partie supérieure gagne sa vitesse de vol et ses attaques naturelles. Les parties inférieures et supérieures partagent la même réserve de points de vie (malgré la distance qui les sépare) et, si la partie inférieure est blessée, la manananggal est aussitôt consciente de l’attaque. Comme on peut détruire une manananggal en s’attaquant à la partie inférieure de son corps, ces créatures préfèrent la cacher lorsqu’elles se divisent. La manananggal doit retourner à sa partie inférieure et s’y rattacher (par une action complexe) dans l’heure qui précède le lever du soleil : chaque round que la manananggal reste divisée après le lever du soleil lui inflige 1d6 points de dégâts jusqu’à ce qu’elle rejoigne sa partie inférieure ou jusqu’à ce qu’elle tombe en poussière.
Vulnérabilité aux lames légères (Ext). Les lames légères (comme les dagues, les kamas, les kukris, les rapières, les épées courtes, les serpes et les lamétoiles) infligent à la manananggal le double des dégâts de base de l’arme sur une attaque réussie.
Ce buste de femme détaché de tout corps bat les airs de ses ailes de chauve-souris avec, sur son visage, une expression de haine qui découvre ses crocs.

Horribles mortes-vivantes, les manananggals marchent parmi les vivants pendant le jour et les chassent la nuit venue. Ces créatures prennent un malin plaisir à semer la peur et le doute. De jour, elles ont tendance à rester enfermées du fait de leur sensibilité à la lumière. Elles dissimulent ce comportement étrange en vivant à la périphérie extérieure des villages, comme des ermites, ou en endossant des rôles au sein de la communauté qui expliquent ou justifient leurs excentricités.

Les manananggals se font passer pour des personnes normales, généralement pour de vieilles folles, des sagesfemmes, des sorcières ou des mystiques. Cela permet à ces créatures mortes-vivantes de choisir leurs proies de l’intérieur de la communauté. Les manananggals aiment particulièrement se nourrir des femmes enceintes, les attaquant dans leur sommeil de manière à pouvoir se nourrir du sang de la mère et de l’enfant porté. Ces ignobles créatures absorbent le sang grâce à leur longue langue noire et creuse. Les manananggals détestent l’odeur de l’ail et des épices fortes telles que les clous de girofle et l’anis.

Lorsqu’elles traversent les airs pendant la nuit, les manananggals font un petit bruit cliquetant ou tictaquant, ce qui fait que certains villageois les appellent les « tics-tics ». Une fois divisée, le buste mobile de la manananggal a une envergure de 1,80 mètre.